FDACV (Fond Départemental pour l’Amélioration du Cadre de Vie)

Le FDACV, Fonds Départemental pour l’Amélioration du Cadre de Vie, fonds d’aide départemental aux collectivités, s’est substitué partiellement au traditionnel Fonds Département d’Intervention pour l’Environnement (FDIE).

L’objectif est de « subventionner les surcoûts, comme la reprise de certains travaux nécessaires pour maintenir ou rétablir les monuments et les sites dans leurs caractères esthétiques et historiques, pour la satisfaction générale ». Il s’adresse particulièrement aux petites communes (moins de 5 000 habitants).

Le CAUE est chargé par le Département d’une mission d’instruction et d’appui aux collectivités.

La commune souhaitait recréer un chemin piéton, aujourd’hui disparu, entre le village de Malaucène et le site de la source du Groseau.

Entre la chapelle et le site de la source, le chemin traverse la route départementale qui conduit au sommet du Mont Ventoux, longe la route sur une vingtaine de mètres avant de grimper sur le coteau.

Sur ce parcours en abord routier, l’objectif était d’élargir l’espace destiné aux piétons sur l’emprise du talus existant.

Le chantier de bénévoles a consisté à bâtir un mur de soutènement du talus tout le long de ce linéaire. La technique est celle de la pierre sèche, technique que les bénévoles ont appris avec l’appui d’un encadrant technique.

Le CAUE a assuré son rôle de conseil tout au long du processus, et en coordination avec les différents intervenants :

  • Le conseil départemental qui apporte une aide financière au travers du FDACV,
  • La mairie qui souhaite réaliser là une tranche d’un projet ambitieux,
  • L’ABF dont la fonction est de veiller à la qualité patrimoniale et paysagère des abords des monuments historiques,
  • L’APARE, enfin, organisatrice du chantier, pour tous ses aspects (techniques, approvisionnement en matériaux, hébergement et animation…).

Cette petite ruelle est l’une des entrées dans le centre du village : en arrivant à pied après avoir traversé le Toulourenc, la ruelle du tirage dessert les premières maisons. Des petits escaliers et des soustets permettent une découverte surprenante du village.

La ruelle, au sol de terre battue, était régulièrement ravinée par les pluies et difficilement praticable. Les mauvaises herbes et la boue lui donnaient un aspect dégradé.

A la suite d’un chantier d’escalier en pierre, par l’APARE en 2017, ce chantier de bénévoles de tous âges a permis cette réalisation d’une calade de pierres calées à sec, sur lit de sable.

Le projet a pris en compte le ruissellement pluvial par la gestion des pentes et dévers, et la création de caniveaux, eux-mêmes caladés.

Ce chantier de l’APARE s’inscrit dans une démarche de la mairie qui, années après années, améliore et embellit les rues de Savoillans par la technique ancestrale de la calade, favorable aux paysages villageois et efficace en terme de développement durable.

Comme tous les villages du Comtat, Caromb comporte un patrimoine hydraulique remarquable, dont les fontaines étaient alimentées par une source située au pied du rocher du Paty. Trop longtemps négligés, ces ouvrages et les lavoirs qui les accompagnent méritent d’être mis en valeur. La commune a sollicité l’association pour la participation et l’action régionale (APARE) pour la réalisation d’un chantier bénévole. Une reprise de l’étanchéité du bassin de la fontaine du chemin de Carpentras a été effectuée, tandis que des calades de pierres du Paty ont été posées sur le pourtour de l’ensemble des ouvrages. Une subvention FDIE de 7 000 € a contribué à ce chantier d’un montant de 26 360 €.

Cette fontaine est située à proximité du beffroi qui surmonte la principale porte du village médiéval ; datée de 1876, elle est de style néoclassique, avec son buffet surmonté d’une vasque et orné d’un fleuron, et son bassin de plan trapézoïdal aux parois curvilignes. L’édifice était fortement dégradé, notamment en partie supérieure du bassin, dont le pourtour de margelle en fer a provoqué l’éclatement de la pierre. Une greffe des parties les plus détériorées par une pierre de teinte, de densité, de résistance mécanique et de grain équivalents à la pierre d’origine, un ragréage partiel au mortier de pierre reconstituée, un nettoyage par hydro-gommage et l’application d’une patine sur l’ensemble ont été entrepris. Ces travaux d’un coût de 3 250 € HT ont été subventionnés à hauteur de 2 600 € au titre du PRNP.

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