ESPACES PUBLICS

Le CAUE accompagne traditionnellement les maîtres d’ouvrage publics pour l’élaboration de leurs programmes d’aménagement urbain.

L’élaboration d’un programme qui peut s’appuyer sur un processus de concertation consiste à récapituler les usages actuels, les demandes des utilisateurs et des élus, et de les confronter avec les contraintes du lieu.

Une fois l’enveloppe budgétaire prévisionnelle arrêtée, les financements peuvent être sollicités, tandis que le CAUE accompagne le maître d’ouvrage pour la consultation de maîtrise d’œuvre.

Le hameau de Saint-Quentin est implanté en contrebas du village de Saignon. Traversé par la RD174 qui donne accès au village par le nord, le hameau se trouve à environ 1,7 km à vol d’oiseau du centre ancien avec lequel il entretient une relation visuelle.

Alors que la partie supérieure du coteau est essentiellement occupée par la vigne et les vergers de cerisiers, les abords du hameau Saint-Quentin sont marqués par la présence de grandes parcelles de cultures céréalières. Ce contexte agricole ouvert permet des vues lointaines vers les Monts de Vaucluse au nord et le Massif du Luberon au sud.

Le hameau est constitué d’une dizaine de maisons agglomérées autour de ruelles très étroites. Il est bordé à l’Est et au Sud par le château et ses nombreuses dépendances tandis qu’un corps de ferme constitue sa façade ouest. Outre la départementale, il est traversé par le GR 92 et le GR 911.

Le bâti de type villageois en R+1,5 et R+2 présente un caractère hétérogène lié d’une part à une variété de volumétries notamment due à la juxtaposition de bâtiments à usage d’habitations et de remises et, d’autre part à des traitements de façades très diversifiés (autant dans les matériaux employés que dans les teintes). Cette hétérogénéité est particulièrement marquée au niveau de la place située au nord du hameau. Malgré la présence de cette place et d’une autre placette, chacune dotée d’une fontaine, le hameau ne présente pas de centralité.

Le hameau est bordé par un ruisseau qui prend sa source sur le plateau des Claparèdes et alimente plusieurs ouvrages tout au long de son parcours (bassins, fontaines, lavoir) avant de rejoindre le Calavon. Ces éléments de « petit patrimoine bâti » auxquels s’ajoutent murets et caniveaux sont autant d’éléments qui font la singularité du hameau Saint-Quentin.

Les partis d’aménagement retenus par la municipalité de Saignon, qui souhaite améliorer le cadre de vie des habitants du hameau en aménageant la place et en restaurant les deux fontaines publiques, devront valoriser le patrimoine naturel et le patrimoine bâti du hameau tout en facilitant les usages quotidiens. Ils respecteront, de par les proportions et le choix des matériaux employés, l’harmonie existante dans le traitement des espaces publics de la commune. La place conservera sa polyvalence (stationnement et manifestations ponctuelles) tout en améliorant le confort des usagers (apport d’ombrage, restauration et remise en eau des fontaines, etc.). Une attention particulière sera portée à la gestion des eaux pluviales. Des solutions de drainage et/ou de maîtrise du ruissellement seront intégrées à l’aménagement tandis que les revêtements de sols proposés en remplacement des revêtements dégradés seront perméables et d’entretien facile.

Une mission de maîtrise d’œuvre sera confiée à un paysagiste en 2019.

A l’occasion de cette étude portant sur les places et les fontaines du hameau, le CAUE a suggéré à la commune de mettre en place un dispositif de plantation participatif des pieds de façades dans les ruelles du hameau à l’occasion de leur réfection prévue dans une seconde tranche de travaux.

Le centre ancien est encore en partie ceinturé par des remparts du XIIème siècle. Ils étaient percés de quatre portes dont trois sont encore visibles.

C’est à moins de 100 mètres de celle-ci, que se trouve la place du Marché.

Cette vaste ouverture sur le centre ancien est issue de la destruction d’un château à la fin du XIXème siècle. Elle forme aujourd’hui la seule place du centre.

Une place, deux ensembles

La place est insérée dans un tissu urbain dense desservi par des ruelles étroites. On peut encore distinguer deux ensembles : d’une part la place basse, à l’est, très large et plantée de platanes qui est délimitée par un bâti hétérogène, d’autre part, la place haute, marquée par un front bâti plus homogène et une ambiance plus intimiste.

Une place minérale et ombragée…

D’une superficie d’un peu plus de 3000 m², la place est limitée au nord et à l’ouest par un front irrégulier formé de maisons de 1,5 à 2 étages et de courettes imbriquées. A l’opposé, la vaste façade à l’ordonnancement régulier de l’ancien couvent marque la limite sud. Des vestiges de l’ancienne chapelle datant du début du XVIIIème siècle sont encore visibles (porche, clocheton) à l’extrémité de cette façade.

Un double alignement de platanes souligne la perspective sur le beffroi voisin dont la construction remonte aux XIème et XVIIIème siècles.

… où domine l’usage de la voiture

L’espace est entièrement dédié au stationnement et à la circulation automobile. Seuls d’étroits trottoirs périphériques très encombrés (mobilier urbain, poubelles, véhicules, etc.) sont réservés aux piétons. Le secteur commercial se situe à l’ouest de la place. Il comprend un café, un restaurant, deux points de vente de restauration rapide, une boucherie et un coiffeur. Il est complété par des équipements publics : la crèche occupant l’ancienne mairie et la maison de retraite en partie est. Ces deux équipements sont destinés à être déplacés sous quelques mois.

Cette offre en commerces et services induit un important « turn over » au niveau du stationnement sur la place auquel s’ajoute du stationnement résidentiel.

Un marché hebdomadaire investit l’espace tous les vendredis.

Le projet d’aménagement de la place

L’aménagement de la place s’inscrit dans une volonté plus large de redynamisation du centre ancien.

Le projet d’aménagement prévoit de renforcer le rôle de la place en tant qu’élément d’articulation et de restructuration majeure de l’espace urbain. L’objectif étant de retrouver un espace de convivialité, de sociabilité, d’échanges, accueillant et ombragé, point central de la vie commune.

Pour cela, un nouveau plan de circulation est mis en place et le stationnement est réorganisé à l’échelle du centre village au profit du développement des espaces piétons et d’une meilleure visibilité des commerces sur la place. L’attractivité des commerces est également améliorée grâce à un accès facilité et sécurisé pour tous, le projet prévoyant la mise aux normes d’accessibilité de l’espace public mais aussi de l’ensemble des commerces situés sur son pourtour.

L’espace libéré de l’emprise du stationnement permettra également de valoriser les éléments de patrimoine bâti présents aux abords de la place : un parvis est créé devant la maison de retraite et les vues vers le beffroi sont dégagées.

Dans un souci d’harmonie avec les éléments bâtis cernant la place et afin de favoriser l’homogénéité visuelle de l’espace public, un nombre restreint de matériaux choisis dans des teintes similaires sera employé pour le revêtement des sols. Les surfaces imperméabilisées non circulées seront revêtues de dalles de pierre calcaire, tandis que l’espace libre situé devant la maison de retraite sera en stabilisé.

Réorganisé en deux plateaux reliés par des emmarchements et une rampe afin de traiter le dénivelé existant, l’espace public favorisera une grande polyvalence des usages de la place.

La partie haute permettra l’installation de terrasses commerciales ombragées par des bosquets d’arbres qui viendront remplacer les platanes en mauvais état sanitaire. Les platanes situés devant la maison de retraite seront remplacés par des sujets de haute tige afin d’ombrager l’espace libre central qui pourra accueillir des manifestations. L’installation d’une fontaine améliorera également le confort estival des usagers et accentuera le caractère convivial de la place.

L’intervention du CAUE réalisée en lien avec les services de l’UDAP (Unité départementale de l’architecture et du patrimoine) a permis de faire émerger des principes d’aménagement de la place partagés par les élus, techniciens et usagers : principes qui seront intégrés au cahier des charges de la consultation de concepteurs.

Le village de Gordes, classé parmi « Les plus beaux villages de France », jouit d’une notoriété touristique exceptionnelle, sa réputation dépassant largement le cadre européen ; ainsi Gordes est un des villages les plus visités du département. L’imposant château médiéval et le village qui s’étage à ses pieds constituent un joyau de l’architecture façonnée dans la pierre. L’accès au cœur médiéval se fait par la place du Château, une vaste plateforme située au nord de l’édifice. La RD 15 y occupe avec le « rond-point » autour du monument aux morts, une très large place. L’aspect routier de ce lieu est en fort décalage avec le caractère exceptionnel du site historique : il n’y a par ailleurs que peu d’espaces de déambulation sécurisés et confortables pour les habitants et les visiteurs.

Le CAUE a accompagné la commune pour engager une réflexion sur la requalification de ces espaces publics. Sur la base de schémas et profils de principe, des pistes pour un programme d’aménagement destiné à redonner plus d’espace aux piétons et à requalifier l’ambiance des lieux, une définition des premières enveloppes budgétaires nécessaires aux réalisations et des options d’aménagement par phases ont été présentées.

La commune de l’Isle-sur-la-Sorgue souhaite poursuivre son programme de valorisation et de dynamisation de son centre historique, autour de la collégiale et de l’îlot de la Tour d’Argent, en requalifiant les places de la Liberté et Ferdinand-Buisson qui constituent le principal lieu d’animation de la ville. Contrairement aux autres places de la vieille ville issues de la démolition d’îlots, ces espaces présentent un caractère monumental structuré par la présence de monuments majeurs et des façades de maisons anciennes. Ces deux espaces publics contigus et centraux sont au point de convergence des principales rues du centre historique. La place de la voiture y est actuellement importante, avec notamment du stationnement (entre autres devant les terrasses des cafés), qui constitue une gêne pour l’agrément général et l’animation commerciale de ces lieux.

Le programme se propose de réduire la place de la voiture au profit d’un vaste espace piéton. Le CAUE a assisté la commune pour définir les éléments et options du programme, pour un usage polyvalent, avec des revêtements de sol qualitatifs durables et circulables. Des propositions de scénarios pour limiter ou supprimer l’impact du stationnement et de la circulation des voitures sur ce secteur ont été mises en perspective. Chaque scénario implique des changements dans l’accessibilité des véhicules dans le centre historique.

Plus dans le détail, ce programme se propose aussi d’intégrer la mise en valeur de la présence de la Sorgue de l’Arquet et l’accessibilité des locaux de l’Office de Tourisme pour les PMR.

Pour accompagner cette démarche prospective et de concertation, le CAUE a proposé d’organiser une ou deux rencontres des édiles, techniciens et représentants, des commerçants l’islois avec leurs homologues de cités historiques géographiquement proches et d’échelle similaires, qui ont déjà mis en place des stratégies de piétonisation de leur centre historique.

L’accès au village de Saumane se fait via la RD 57 qui relie le Plan de Saumane au plateau de la Roque-sur-Pernes. Cette route étroite, parfois creusée dans la roche, souvent bordée par des ouvrages de pierre sèche, présente un caractère pittoresque. Traversant une zone boisée, la voie offre peu de vues sur le village qui la surplombe. Préservé d’une urbanisation désordonnée du fait de sa position sur un éperon rocheux, le vieux village et son territoire attirent de nombreux visiteurs.

Soucieuse de la qualité de vie des habitants et de l’accueil des visiteurs, la commune a souhaité revaloriser l’entrée nord du village qui constitue le principal accès au centre ancien depuis la RD 57. Sont prévus dans le programme d’aménagement la création de places de stationnement le long de la RD 57, la restauration des murs de pierre sèche et du cabanon, la création d’une terrasse intermédiaire et d’escaliers permettant de relier les abords de la RD 57 au cours René-Char en traversant le site, le réaménagement de la place de la Liberté et le confortement des liaisons piétonnes entre la place de la Liberté et le centre du village. Le CAUE a assisté la commune pour délimiter l’aire d’étude, préciser le programme et en estimer le coût prévisionnel. Dès que le financement sera en place, le CAUE assistera la commune pour le choix du maitre d’œuvre.

Le celtique Mota, ou le bas-latin Motta, désigne une petite élévation, naturelle ou artificielle, la motte sur laquelle s’élevait le château seigneurial. Depuis la fin des années 1970, le nombre d’habitants a pratiquement triplé pour dépasser aujourd’hui 1300 habitants. Le quartier du plan illustre ce développement démographique se traduisant sous la forme d’un urbanisme pavillonnaire étendu, en zone rurale. À l’entrée sud-ouest de l’agglomération, c’est le vaste quartier de maisons individuelles de la Justice que l’on traverse. À l’est, autour de l’ancienne cave coopérative vinicole aujourd’hui désaffectée, de nombreux artisans et commerçants y ont établi leur activité et, au nord de la RD 27, le long de l’Ourgouse, de nombreux équipements publics ont été implantés : écoles, poste, mairie et son atelier municipal, salle polyvalente…

Un ancien verger de cerisiers, accessible depuis la rue principale traversant le village, la RD 27, est devenu, de par sa nouvelle situation de centralité, un espace public du cœur de village. Cependant, cette ancienne terre agricole, espace résiduel entre équipements, cours d’eau, centre village et RD 27 n’a jamais fait l’objet d’un véritable projet d’aménagement urbain. La mission d’assistance confiée au CAUE, en préalable à une mission de maîtrise d’œuvre, est une étude de programmation visant à améliorer et embellir cet espace public. La proposition retenue prend en compte les éléments suivants :
– l’accès des véhicules depuis la RD 27, face à l’ancienne cave coopérative (habitat collectif futur) ;
– les accès doux, depuis les équipements publics, le centre ancien et les quartiers ;
– le stationnement ;
– le végétal existant (reliquat d’un verger de production) et son évolution ;
– les ouvrages techniques : éclairage, distribution électrique, eau (boire et arroser) ;
– les revêtements de sol (piste de danse et orchestre, stationnement, forains, pique-nique…) ;
– les limites, clôtures, franges…

La commune de Piolenc est marquée par la présence du Rieu Foyro, de la RN 7, de l’autoroute A 7, des voies de chemin de fer PLM et LGV. Autant de grandes lignes structurantes globalement orientées nord-ouest/sud-est qui « fracturent » le territoire communal. Un carrefour giratoire a été récemment aménagé sur la RN 7 en entrée nord de l’agglomération afin d’insérer la bretelle du nouvel échangeur autoroutier sur l’A 7. L’axe de la RN 7 a par ailleurs été totalement réaménagé entre ce giratoire et le centre-ville afin d’en améliorer les qualités environnementales (réduction du bruit et pollutions), paysagères (rétablissement de cônes de vue vers le centre ancien, création d’espaces de repos, plantations, mise en souterrain des réseaux) et urbaines (requalification de l’entrée de ville, création d’espaces réservés aux piétons et aux cyclistes). La commune a assuré la maîtrise d’ouvrage des travaux d’aménagement portant sur la RN 7 et sur la création du rond-point permettant la liaison avec le nouvel échangeur autoroutier.

Alors que l’ensemble des travaux de voirie et de réseaux est terminé, la commune a fait appel au CAUE pour l’accompagner dans son projet de plantation du carrefour giratoire et de ses abords. L’objectif de l’expertise est de déterminer des orientations d’aménagement concernant les plantations et les revêtements de sol de ces espaces qui bordent la RN 7 afin d’améliorer la perception de cette entrée de ville.

Le village de La Tour-d’Aigues abrite de nombreux éléments patrimoniaux d’intérêt, dont le château et l’église paroissiale Notre-Dame-de-Romégas. Cette église, implantée à l’origine en bordure du village, a ensuite été englobée dans l’enceinte fortifiée encore partiellement conservée. Le cimetière la bordait par le sud, à l’emplacement où se trouve aujourd’hui la place de l’Eglise. Après avoir restauré l’église paroissiale, la commune de La Tour-d’Aigues souhaite réaménager la place de l’Eglise. Cette place d’une superficie de 1800 m2 environ est située au cœur du centre ancien. Elle est bordée par la rue Antoine-de-Très à l’ouest, limitée à l’est par les façades de maisons bourgeoises, tandis que l’église et la mairie qui occupe l’ancien prieuré depuis 1791 la ferment par le nord.

La mission confiée au CAUE est une mission d’assistance à la maîtrise d’ouvrage en vue de définir le programme et son coût prévisionnel. La solution retenue par la commune prévoit de diminuer le nombre de places de stationnement au profit d’espaces piétons et de zones réservées aux terrasses des commerces voisins. Les véhicules seront maintenus à distance des façades avec notamment la création d’un parvis devant l’église et devant l’ancien prieuré (mairie). Des arbres d’ombrage seront plantés tandis que les différents « points noirs » (containers-poubelles et mobilier urbain obsolète) seront supprimés.

La position de Châteauneuf-du-Pape, entre le Rhône et l’ancien axe reliant Arles à Lyon, a favorisé un développement économique rapide qui s’est principalement orienté, à la fin du XIXème siècle, vers la viticulture. Cette activité, associée à la présence de plusieurs édifices d’intérêt protégés au titre des monuments historiques (chapelle Saint-Théodoric, tour du Château et château de l’Hers), a contribué au développement d’une importante activité touristique. Malgré la volonté de contenir les extensions urbaines en continuité du centre ancien, afin de préserver le terroir et les paysages, les constructions se sont multipliées le long des axes routiers dès les années 1960. Il en résulte une vision brouillée du centre ancien offrant des entrées de village diluées et souvent visuellement encombrées.

La mission d’assistance confiée au CAUE, en préalable à une future mission de maîtrise d’œuvre, vise à définir les caractéristiques programmatiques et mettre en place le financement nécessaire d’un projet permettant d’améliorer les aspects fonctionnels, urbains et paysagers des entrées du village :
– l’accès depuis la route de Bédarrides avec la valorisation de la vue sur le centre ancien et la programmation d’un espace d’accueil pour les cars de touristes ;
– la route de Sorgues aux abords de la chapelle.;
– le rond-point et ses abords sous le château, à l’arrivée depuis Courthézon ;
– la route d’Orange / Roquemaure avec, en particulier, un problème de vitesse des véhicules, ainsi que la végétalisation des talus et bas-côtés.

Richerenches est l’une des quatre communes formant l’Enclave des Papes. Ancienne commanderie du Temple érigée en 1136, le village conserve son plan rectangulaire, témoignage rare de l’urbanisme du Moyen-Âge. Située dans la plaine, la commune est traversée par plusieurs cours d’eau affluents du Lez, dont la Coronne qui marque l’entrée sud du village. C’est en bordure de ce cours d’eau, en continuité du centre ancien, que se trouvent les parcelles communales sur lesquelles la commune souhaite créer un jardin de simples et des jardins partagés.

Il s’agit, à travers la création de ces jardins, de valoriser cet espace situé à proximité immédiate du village, d’y créer un lieu d’échange et de sensibilisation qui soit partagé entre les habitants, les écoles, les associations, les visiteurs et la Maison familiale rurale qui jouxte le site. Le jardin de simples aura également un caractère éducatif et évènementiel, puisqu’il participera à la commémoration de l’achat de l’Enclave par les Papes en 1317 dans le cadre de manifestations couvrant toute l’année 2017. Les orientations du CAUE ont permis d’obtenir les financements prévus au dispositif départemental d’aide aux jardins familiaux.

La commune de Cabrières-d’Avignon a confié au CAUE une mission visant à fixer les grandes orientations d’aménagement d’une zone de loisirs sur une vaste parcelle communale située au lieu-dit le Grand-Geas en bordure sud du village. L’analyse paysagère, patrimoniale et urbaine du site et de ses abords a permis de définir les grands enjeux liés à l’accueil de divers équipements publics de loisirs sur le secteur. Deux scenarios d’aménagement de la future zone de loisirs (traitement des accès, organisation interne de la zone de loisirs, plan de pré-verdissement, etc.) ont ensuite été présentés à la commune afin de vérifier la faisabilité technique et financière du projet.

Le centre ancien du Thor est bordé par l’église Notre-Dame-du-Lac, édifiée à la fin du XIIème siècle et classée au titre des monuments historiques depuis 1840. Cerné par les bras de la Sorgue, le cœur de village était entouré de remparts dont les vestiges, notamment la porte du Beffroi, sont visibles en partie sud. C’est dans ce centre historique que se trouve le site étudié, issu d’une démolition d’immeuble à l’intersection de la rue Pierre-Goujon et de la rue Pasteur.

La place, ici nommée place de la Maison Paroissiale parce que cette dernière la borde par l’est, s’ouvre côté ouest sur de grandes façades aveugles. Deux constructions plus récentes viennent en accroche à ces murs d’arrachement (garage privé et transformateur) et ferment la place par le sud. Le patrimoine arboré se limite à quelques arbustes qui « habillent » le pied de façade nord-ouest et un beau spécimen de Mélia. Les revêtements de sol sont en mauvais état et le mobilier urbain de repos quasi inexistant. Au-delà de l’apport en lumière naturelle qui résulte de la suppression d’immeubles à cet endroit et donc de la création de la place, son usage se limite aujourd’hui au stationnement.

La commune souhaite revaloriser cet espace, et donc les immeubles voisins, en le réaménageant de manière à lui donner un statut de place publique. Pour préciser la faisabilité de ce programme, le CAUE a proposé différentes hypothèses limitant l’emprise de la circulation et du stationnement des véhicules afin de rendre la circulation des piétons plus confortable (espaces dédiés et ombragés).

Valréas est l’une des quatre communes formant l’Enclave des Papes. La ville ancienne est bâtie sur un point haut naturel, dominant la vaste plaine de la Coronne. Elle est ceinturée par un cours planté de platanes vers lequel convergent de nombreuses voies radiales qui font le lien entre les quartiers anciens et nouveaux du territoire communal. Deux de ces voies radiales, un linéaire de 300 mètres environ de l’ancienne route de Grillon à l’entrée ouest de la ville ainsi qu’un tronçon de la route de Nyons (RD 941) en entrée est, ont récemment fait l’objet de travaux.

Les services techniques du Conseil départemental ont assuré la maîtrise d’œuvre de ces travaux d’aménagement portant sur le recalibrage de la voirie au profit des déplacements doux, la création d’un rond-point route de Nyons ainsi que la reprise des réseaux. Le traitement et l’entretien des espaces plantés accompagnant ces aménagements sont à la charge de la commune. Cette dernière a souhaité saisir l’opportunité de ces travaux pour revaloriser les entrées est et ouest de la ville et a confié au CAUE une mission d’expertise visant à déterminer des orientations d’aménagement concernant les plantations, les revêtements de sol et éventuellement le mobilier des parcelles communales qui bordent ces voies, afin d’améliorer la perception de ces entrées de ville et de valoriser les espaces publics.

– Aménagement de places et d’aires de stationnement à Goult, Blauvac, Beaumont-de-Pertuis, Vaugines et Mirabeau
– Aménagement de jardins à Vitrolles-en-Luberon, la Bastide-des-Jourdans et Lagnes
– Pernes-les-Fontaines : aménagement des abords de l’ancienne gare
– Mérindol : valorisation de l’entrée sud du village
 – Bédoin : projet de réorganisation des stationnements
– Lapalud : accompagnement du dispositif « Jardins familiaux »
– Via venaissia : accompagnement du dispositif « 20 000 arbres »
– Peypin d’Aigues : projet d’éco-quartier en greffe du village et réaménagement de rues et place du village
– Valréas : aménagement de places
– Le Pontet : mise en accessibilité des espaces extérieurs du château de Fargues
– Saignon : aménagement de la place de l’église
– Le Thor : aménagement du jardin de la Ferraille
– Sérignan-du-Comtat : aménagement d’un parc public
– Vaugines : aménagement de divers espaces et aires de stationnement
– Le Pontet : assistance pour le choix d’un maître d’œuvre pour la mise en accessibilité des espaces extérieurs du château de Fargues
– Buisson : aménagement paysager aux abords de la Tour de guet

Dernières ACTUALITÉS

RAPPORT d’ACTIVITÉ

PERMANENCE des ARCHITECTES
du CAUE

Contactez nos architectes

Organisme associé du Département de Vaucluse