SENSIBILISATION

La sensibilisation est une des missions originelles des CAUE, c’est pourquoi en Vaucluse, le CAUE a choisi de la mener au plus près des territoires, c’est à dire dans chaque mairie du département auprès des élus d’une part mais également auprès des particuliers.

En parallèle à cette mission « quotidienne », chaque année, en partenariat avec le Département et souvent la profession architectes, sont programmées diverses actions de diffusion de la connaissance et de promotion de la qualité architecturale, urbaine et environnementale auprès de différents publics. Ces moments d’échanges conviviaux réunissent autour d’une visite technique professionnels, agents territoriaux et élus.

Le CAUE a assisté le Conseil Départemental pour l’organisation d’une visite d’opérations de logements abordables réalisées en Vaucluse. Cette action inscrite dans le Plan Départemental de l’Habitat de Vaucluse (PDH) 2016-2022 vise à renforcer le développement de l’offre de logements locatifs à loyers maîtrisés à travers notamment la mise en valeur de programmes réalisés sur le territoire départemental.

Un travail d’identification d’opérations mises en service en Vaucluse et disposant d’éléments particuliers et exemplaires a fait l’objet d’une concertation avec plusieurs partenaires du PDH (Etat – DDT84, EPCI-PLH, bailleurs sociaux, Action logement, Soliha.84).

Une sélection de cinq opérations a ensuite été réalisée à partir de plusieurs critères d’appréciation dont la qualité architecturale, la qualité paysagère, la valorisation patrimoniale et/ou requalification urbaine ainsi que la mixité sociale et fonctionnelle.

Le choix des opérations s’est fait de sorte à offrir aux élus le panel le plus large possible en termes de typologie de projets. Cette variété se déclinait de la manière suivante :

Réhabilitation et changement d’usage d’un patrimoine noble : le Château Rassis à Sorgues requalifié en maison intergénérationnelle comprenant des logements sociaux et un centre médical,

Réhabilitation et reconversion d’un patrimoine ordinaire du XX° siècle : l’ancienne gendarmerie de Courthézon, bâtiment standard des années 60, transformée en logements sociaux et intégrant une Maison communale de services publics,

Opérations au sein d’un lotissement d’une grande qualité architecturale et paysagère : résidence les Jardins d’Antoine et résidence la Treille à Vedène,

Opération d’ensemble en milieu pavillonnaire mixant habitat collectif et individuel avec une grande qualité paysagère : résidence Paul Aymard à Morières-Lès-Avignon avec une déclinaison judicieuse de la densité.

Contexte

Le collège le Luberon a souhaité l’appui du CAUE pour initier une démarche pédagogique dont l’objectif est de développer la culture architecturale des élèves à partir de leur environnement bâti immédiat : leur établissement. Cette action est inscrite, dans le cadre de la convention cadre CAUE – Département.

Axe de la démarche

Le niveau de 4ème est apparu pertinent :

Maturité suffisante des élèves et absence d’enjeu majeur dans l’année (tel que le brevet des collèges).

L’idée d’une rencontre entre les élèves et l’architecte concepteur du collège, l’agence Fradin-Weck, en est la colonne vertébrale.

Quel était le programme et le contexte de l’époque ?

Comment l’architecte compose-t-il son projet et quels choix fait-il ?

Y a-t-il eu un concours (quels étaient les autres projets) ?

Réponses aux questions des élèves, projection d’images, etc.

La démarche est initiée, encadrée et amplifiée par deux enseignantes : français et arts plastiques.

Le CAUE est intervenu, ponctuellement, à titre de conseil, aux moments-clef :
-réunions de travail avec les enseignantes qui élaborent leur démarche pédagogique ;
-échanges avec le CD84 : historique des travaux dans l’établissement, appui architectural ;
-préparation et présentation de thèmes liés à l’architecture avec projection d’images ;
– préparation et animation d’une visite architecturale de l’établissement ;
-démarches auprès de l’architecte concepteur, préparation à ses côtés et présence/animation lors de son intervention.

La démarche en 3 étapes

Les enseignantes de français et d’arts plastiques intègrent l’architecture dans le déroulement de l’année, chacune au travers de sa matière enseignée.

Les 3 interventions du CAUE sont préalablement abordées par les élèves, en cours, puis font ensuite l’objet de séances permettant de revoir et d’expliciter les notions abordées, mais aussi d’exercer un regard critique sur ce qui a été présenté.

  1. Qu’est-ce que l’architecture ?

Présentation, en classe d’arts plastiques, de quelques notions fondamentales qui caractérisent l’architecture. Une fiche est distribuée aux élèves afin qu’ils puissent prendre des notes.

Il ne s’agit pas d’un cours d’histoire de l’architecture, ou de présentation des différents modes constructifs, mais d’aborder des notions qui guident le travail de l’architecte et ce, dès les premières esquisses.

Les notions sont illustrées par un voyage photographique dans le temps et la géographie.

  1. Une visite architecturale de son environnement quotidien : Le collège de Cadenet

Distribution de cartes et plans de l’établissement, retravaillés par le CAUE pour illustrer les notions abordées précédemment.

  1. Du dessin au chantier : L’architecte raconte l’histoire 2002/2008 de la transformation de l’établissement

Olivier Brouwez, agence Fradin-Weck, présente, au travers de photos et de plans, l’établissement avant restructuration. Il précise le programme qui était défini par le Département au début des années 2000 et retrace le déroulement du concours d’architecture.

Il présente sa démarche de conception, le parti architectural retenu face aux contraintes de toute nature (structure, activité maintenue de l’établissement, urbanisme…) et projette des photos du chantier, avec explications et anecdotes.

Organisée par le Département et le CAUE, la journée d’information ayant pour thème “Aménagement du territoire et développement durable” a eu lieu le jeudi 22 novembre 2018 à Courthézon. Cette journée avait pour objectif de sensibiliser aux modes de gestion collaboratifs des milieux naturels et aquatiques notamment au travers de ceux menés dans le cadre de la politique départementale des Espaces Naturels Sensibles. Une vingtaine de participants a ainsi pu assister aux témoignages de spécialistes dans ce domaine.

Carine Dufresne du Conseil Départemental a présenté l’action du Département pour la préservation des milieux naturels notamment par l’intermédiaire du Schéma Départemental des Espaces Naturels Sensibles. Ensuite, Grégorie Landru du CEN PACA a évoqué l’inventaire des zones humides et comment celui-ci a permis d’aboutir à la labellisation en ENS de plusieurs de ces zones et à leur gestion. Enfin, Frank Souciet de la Communauté de Communes du Pays Réuni d’Orange a présenté la dynamique impulsée par la CCPRO en faveur des zones humides sur son territoire.

Les débats se sont achevés par le témoignage d’Alain Rochebonne, maire de Courthézon.

L’après-midi a été consacré à la découverte de l’ENS de l’Etang salé de Courthézon animée par Frank Souciet et Gilles Blanc du CEN PACA. Les participants ont pu voir de manière concrète le résultat d’une gestion collaborative selon une double approche, l’une s’intéressant aux enjeux liés à la biodiversité et l’autre à ceux des inondations.

En 2017 a eu lieu la 9ème édition de ce prix départemental coorganisé par le Conseil départemental de Vaucluse et le CAUE.

LAURÉAT

Ville de Carpentras
Aménagement de la Coulée verte
Emmanuel Nebout (architecte), Alep (paysagistes)

2013 – 11 000 000 € HT

Parmi les objectifs de cette opération figurait l’amélioration des liaisons entre les quartiers situés au nord de l’Auzon et le centre historique, en levant les obstacles topographiques par la création d’escaliers, d’ascenseurs et de passerelles, dont celle formant un arc franchissant l’Auzon. L’aménagement réalisé est destiné à toutes les mobilités : piétons, vélos, véhicules motorisés, personnes à mobilité réduite. En rive gauche de la rivière, un jardin offre un espace de jeux pour les enfants. En contrebas du boulevard du Nord, une grande treille plantée de glycines forme un tapis volant végétal couvrant un parking-douve enjambé par deux passerelles. En contrebas du cours de la Pyramide, le parking du Verger, à proximité de l’Espace Auzon, est planté d’amandiers. La nuit, on assiste à une mise en lumière rouge (couleur des tanneurs) des passerelles, en contrepoint du blanc chaud éclairant les remparts et la porte d’Orange en arrière-plan.

« La pierre », œuvre qui constitue le Trophée 2017

A été réalisée par l’artiste plasticienne Emmanuelle Carraud de Villes-sur-Auzon

« Elle est un élément essentiel du paysage. Sur la pierre repose la terre où croissent les végétaux. Les constructions l’utilisent comme structure ou décor. Sous sa forme brute, dans les piémonts du Vaucluse, elle sert même à construire les bories qui répètent dans le paysage les éléments rocheux du sol. Elle fait partie du paysage, elle en est l’élément structurant.

J’ai donc parcouru les pentes du Ventoux et des monts de Vaucluse à la recherche d’une pierre parmi les milliers qui se délitent sur le sol ou tombent des murets de pierre sèche.

Pas trop fine, ni trop massive, juste une pierre longue et charnue, prête à s’emboîter avec d’autres dans un mur. Mais celle-là n’ira pas bâtir un abri, sa fonction sera de figurer un paysage et les quelques lignes gravées dans son calcaire évoqueront des éléments d’architecture, son socle de cyprès faisant écho à la végétation de ces piémonts. »

2ème PRIX

Ville de Pernes-les-Fontaines
Médiathèque et ludothèque
Atelier Mosségimmig (architectes)
2015 – 1 680 000 € HT

Cet ensemble contemporain réinterprète sans ostentation le vocabulaire architectural des fabriques et hangars du Comtat, encore nombreux aux abords des centres anciens.

Le parvis ouvert sur le cours de la République est axé sur l’entrée, et bordé au sud par un jardin clos destiné au jeune public. Les espaces de consultation, lumineux, sont organisés autour d’un patio central ombragé en été ; la salle de l’heure du conte, plus intime, offre une ambiance chaleureuse. Une salle polyvalente pouvant servir d’auditorium dispose d’un accès indépendant possible. A l’extérieur, les murs présentent un enduit fin en partie supérieure et un enduit peigné en partie inférieure ; le confort thermique d’été est assuré par des brise-soleils à lames verticales de mélèze sur une grande partie des parois vitrées.

3ème PRIX

Cabinets d’architecte et d’expertise comptable à Avignon
Philippe Laurent (architecte)
2013

Situé dans un îlot de verdure préservé entre l’Agroparc et l’aéroport, le bâtiment regroupant un cabinet d’expertise comptable et celui de l’architecte auteur du projet a été implanté selon un relevé minutieux des arbres, en vue de les préserver. Le plan de la construction s’inspire du tracé régulateur du nombre d’or et du modulor de Le Corbusier.

Le bâtiment présente une forte dualité correspondant à un concept bioclimatique abouti : épais mur nord doublé d’un bardage de bois brut protégeant du froid.; paroi entièrement vitrée au sud protégée du rayonnement solaire d’été par un double débord de toiture et la généreuse végétation arborée ; toit à pente unique incliné vers le nord pour « lever » le mistral ; plancher de bois surélevé par rapport au sol et rafraîchi par la circulation d’eau d’irrigation commandée par des martelières depuis un canal.

PRIX SPÉCIAL DU JURY

Commune de Venasque
Aménagement d’une bibliothèque et de logements
Florence Loup-Dario (architecte)
2015 – 376 219 € HT (bibliothèque)
179.397 € HT (logements)

Propriétaire d’une maison de village qui abritait des gîtes, la commune a entrepris sa réhabilitation pour l’aménagement d’une bibliothèque en rez-de-chaussée et la création de deux logements sociaux aux étages. Pour répondre aux besoins, une partie des locaux de la bibliothèque s’étendent dans une construction neuve, sur un terrain d’assiette contraint par son instabilité et son exiguïté. La construction neuve, qui s’ouvre sur un jardin de lecture à l’ouest, est couverte d’une toiture végétalisée, tandis que quelques ouvrages en pierre de Saint-Gens et en ferronnerie donnent son caractère à l’ensemble.

PRIX ENVIROBAT BDM

Commune de Mazan
Salle polyvalente « La Boiserie »
François Defrain et Olivier Souquet
(Atelier De-So, architectes)
2012 – 3 700 000 € HT

Cette réalisation apporte une réponse à divers enjeux : créer un lieu d’urbanité au milieu d’un vignoble ouvert, et associer une salle de réception ouverte à un espace fermé correspondant à une salle de spectacles de 640 places. Ainsi, le bois brut s’est imposé pour la structure et les vêtures, l’isolation acoustique et thermique de la salle de spectacles étant assurée par de la paille compressée, tandis que les parois sont traitées en plâtre teinté dans la masse. Echappant à « l’architecture-produit », le projet a suivi une démarche alternative aux produits standardisés. La structure est en pin noir, l’intérieur de la salle en pin à crochet, le hall et l’extérieur en cèdre : tous ces bois du Ventoux ont été fournis et préparés localement, réduisant ainsi l’empreinte carbone de l’opération.

Dans le cadre des 40 ans de la loi sur l’architecture et de la 34e édition des Journées européennes du patrimoine de l’année 2017 consacrées à la jeunesse, le CAUE de Vaucluse, à la demande de la ville d’Avignon, a animé le 16 septembre la visite de trois écoles primaires (Roland Scheppler, Sixte Isnard et Stuart Mill) mettant ainsi à l’honneur le patrimoine architectural du XXème siècle de l’extra-muros avignonnais

Les publics de tous âges qui se sont succédés à l’occasion des trois visites ont pu découvrir les intérieurs des écoles ou même les redécouvrir, parfois la larme à l’œil, pour ceux d’entre eux qui revenaient, quelques 60 ans après, dans des classes qu’ils ont fréquentées en tant que jeunes élèves…

Un travail de restitution des bâtiments dans leur contexte a permis de prendre la juste mesure de ce patrimoine souvent méconnu et d’apprécier ses valeurs tant architecturales, paysagères qu’urbanistiques.

L’école et la résidence Sixte Isnard

Conçu en 1954 par les architectes Max Bourgoin et Albert Conil, cet ensemble immobilier, composé de quelques 300 logements (en grande partie en accession à la propriété) mais également de commerces, de bureaux et d’autres locaux techniques, fut construit entre 1956 et 1960 à l’emplacement du domaine de la Triade, légué par le riche négociant de soie François Balthazar Sixte Isnard à la ville d’Avignon pour la construction d’un hospice de bienfaisance.

Les 4 bâtiments principaux, de même qu’une aile du groupe scolaire, sont orientés nord-sud suivant les principes d’implantation du mouvement moderne sanctuarisés par la Charte d’Athènes. Cette implantation d’immeuble-tours, parallèles les uns aux autres et en épi par rapport au tissu viaire, n’est pas sans rappeler celle des immeubles du quartier de la Bourse à Marseille – plus connue sous le nom des Labourdettes, en référence à l’architecte concepteur de l’opération Jacques-Henri Labourdette – qui ont obtenu en 2006 le label “Patrimoine XXème”.

La réalisation avignonnaise dévoile tout le génie des architectes concepteurs – particulièrement Max Bourgoin – qui ont réussi, en s’affranchissant du rationalisme moderne, bien qu’en épousant les fondements, à doter les différents bâtiments d’une identité à la fois authentique, marquée par la richesse des matériaux employés, et contextuelle au travers du respect d’une approche bioclimatique. Cela se décline notamment au niveau du remarquable travail sur les façades :
– des façades nord, protégées du mistral, donnant à lire un traitement sobre grâce à un béton banché légèrement teinté alternant joints horizontaux en creux et surfaces brochées. L’ensemble ne souffre d’aucune monotonie, car rompu par de fines huisseries métalliques placées en doublage des menuiseries intérieures, sur le nu extérieur des murs.
– des pignons est et ouest, peu percés, qui laissent déjà augurer, par l’emploi de la terre cuite en allège des menuiseries, la richesse des façades sud largement ouverte au soleil.
– des façades sud d’une grande richesse tant en termes de matière, de texture que de rythme. Elles présentent en effet, derrière une partition verticale classique (soubassement intégrant l’entresol, étages courants et couronnement), un subtil contraste entre rigueur d’une structure apparente – nez de dalles en béton brut et poteaux en béton broché – et liberté des murs de remplissage alternant divers matériaux, tels que la terre cuite, la faïence ainsi que la céramique en incrustation, le tout enrichi par un travail en profondeur marqué par les loggias, les claustras en creux et les balcons en saillie.

Suite à une étude complémentaire intervenue pendant le chantier, une école est venue compléter le programme initial. Construite suivant un procédé de préfabrication semblable à celui du groupe scolaire de Champfleury, l’école s’inscrit en parfaite harmonie avec les immeubles-tours au niveau de son volume secondaire en rez-de-chaussée et adopte une logique d’alignement par rapport au tissu viaire à travers son volume principal. L’articulation des deux volumes permet d’aménager judicieusement une cour de récréation semi ouverte au Sud.

Le quartier Champfleury et son groupe scolaire

Conçu à la même période et par les mêmes architectes de la résidence Sixte Isnard à savoir Max Bourgoin et Albert Conil, le quartier Champfleury représentait pour l’époque le programme le plus important par sa taille pour la ville d’Avignon. En effet, 812 logements et un groupe scolaire de 30 classes, s’inscrivant dans la droite ligne de la politique des grands ensembles de l’époque, allaient s’ériger dans la partie sud-ouest de la ville.

L’échelle de l’opération a impliqué le recours au procédé constructif “Estiot“ (Source : Institut français d’architecture, Colonnes, Archives d’architecture du XX°, Max Bourgoin) dont les éléments préfabriqués en béton étaient fixés sur une ossature en acier. Les coûts de construction étant vraisemblablement moindre par rapport à ceux de la résidence Sixte Isnard, les architectes n’ont pas sacrifié pour autant la réflexion architecturale pour humaniser ces grands bâtiments dont les plus importants atteignaient jusqu’à 150 m et 180 m de largeur pour 50 m de hauteur. C’est à travers une recherche menée sur les éléments préfabriqués en béton donnant lieu à un dépôt de brevet, que les architectes ont réussi à introduire une part de créativité dans un procédé constructif des plus standardisés. En effet, la variation de la composition des moules de ces éléments ainsi que la possibilité d’y introduire des matériaux d’ornementation donne lieu à une certaine richesse de traitement des façades. Le plus manifeste est certainement celui de la façade nord du groupe scolaire qui présente, en plus des panneaux préfabriqués incrustés de mosaïques en céramique blanche, le volume d’accès en rdc rythmé par des poteaux en béton teinté de finition brochée laissant une place centrale à un claustra en béton moulé, le tout marqué par une frise en céramique bleu entrecoupée de motifs carrés blancs.

La remise en question au début des années 70 du modèle des grands ensembles qualifiés alors par Olivier Guichard, ministre de l’équipement de l’époque, de “facteurs de ségrégation sociale” a eu raison, quelques années plus tard, des deux bâtiments les plus grands du quartier Champfleury. En effet les deux barres furent implosées en 87 et en 94 pour laisser place à des bâtiments d’échelle plus humaine marquant ainsi une nouvelle manière de fabriquer la ville…

La visite de l’école s’est poursuivie par celle de l’environnement immédiat en s’arrêtant notamment sur :
– l’opération de la Pierre Blanche conçue par l’architecte Jean-Pierre Cassulo, suite à un concours dont il fut lauréat 87, et réalisée sur l’emplacement de la barre de 180 m.
– la Maison pour Tous conçue en 78 par les architectes Lucien Conil, Dominique Lévêque et Jean-Pierre Poulet dans le cadre du programme “Habitat et Vie sociale”, afin de doter le quartier, alors sous équipé, d’un espace socio-culturel favorisant la rencontre et l’échange entre habitants.

 

L’école Stuart Mill

Après s’être d’abord développé au sud, la ville d’Avignon observe un rééquilibrage de son urbanisation vers l’Est. Une école est alors programmée sur ce secteur pour accompagner l’importante production de logements.

Contrairement aux écoles Sixte Isnard et Roland Scheppler qui étaient intégrées architecturalement aux ensembles d’habitat conçus par les mêmes architectes. Nous sommes ici en présence d’un plan de masse parcellaire d’ensemble, celui du quartier Saint Véran établi par l’architecte urbaniste Gaston Parlos dans lequel se sont insérés différents projets conçus par des architectes distincts.

L’école de Stuart Mill a été conçue en 1963 par l’architecte G.A. Lallement. Elle présente une configuration architecturale autonome par rapport aux ensembles bâtis environnants comme l’ensemble du Clos de la Fontaine dont les panneaux de parement préfabriqués en béton architectonique trahissent la paternité de l’opération conçue la même année par Max Bourgoin.

L’école est assez unique quant à son expression architecturale par rapport à la production des écoles de l’époque, en ce sens qu’elle met en scène une habile conjugaison du béton et de la pierre ainsi qu’un joyeux contraste entre rigueur des volumes principaux et certaines fantaisies observées çà et là, notamment dans le dessin des préaux et les casquettes en voile de béton courbe.

La Trame verte et bleue est un réseau formé de continuités écologiques terrestres et aquatiques. Elle contribue à l’amélioration de l’état de conservation des habitats naturels et des espèces.

Les territoires ruraux sont traversés par de nombreux éléments linéaires participant à la trame verte comme les haies ou encore les chemins ruraux. Ces éléments offrent aux espèces des conditions favorables à leur déplacement et à l’accomplissement de leur cycle de vie.

Parmi ces éléments linéaires, il est souvent oublié l’important maillage lithique des murets de pierre sèche. En effet, contrairement aux idées reçues et au-delà de leur indéniable intérêt paysager, ces murs présentent beaucoup d’opportunités pour l’accueil de la vie.

Ainsi, le Conseil départemental de Vaucluse, la commune de Caromb et le CAUE de Vaucluse ont organisé le 5 octobre 2017 une demi-journée d’information pour partir à la découverte de la faune et de la flore abritées par notre patrimoine de pierre sèche.

Une présentation de Danièle Larcena de l’association « Pierre Sèche en Vaucluse » a permis de faire découvrir à un public varié, composé d’élus et techniciens, le concept de trame lithique.

Cette présentation a été suivie d’une sortie sur le sentier du petit patrimoine rural de l’Espace naturel sensible des collines du lac du Paty, animée par Virgile Noble du Conservatoire Botanique National Méditerranéen, Jean-Rémi Raoux du Naturoptère – Université Populaire Ventoux et Pierre Migaud de la Ligue de Protection des Oiseaux PACA.

Tout au long du sentier, les participants ont pu apprécier la diversité des ouvrages de pierre sèche (mur de soutènement, abri de berger, cabanes, …) présents sur le site, ainsi que celle de la flore qu’ils abritent, comme par exemple certaines espèces de lichens (Lecanora campestris ou Caloplaca flavescens), de lianes (salsepareille ou Smilax aspera), d’arbustes (chêne kermès ou Quercus coccifera). La faune n’est pas en reste et il suffit de retourner une pierre pour découvrir toutes sortes d’insectes (formicidés, hyménoptères, arachnides, …) et même des mollusques (maillot avoine ou Chondrina avanacea).

– 8 juin 2017 : journée de visite sur les sites d’Aigues-Mortes et d’Uzès, dans le cadre de l’opération grand site
– 23 mars 2017 : matinée de formation dans le cadre du Comité départemental d’information et de coordination de l’habitat – CDICH, sur le thème de la revitalisation des centres anciens
– 12 octobre 2017 : Conseil départemental : journée de sensibilisation à la qualité architecturale des projets contemporains
– 16 au 30 juillet 2017 : participation au workshop estival à l’Isle-sur-la-Sorgue ; échanges franco hongrois sur les principes d’analyse du bâti ancien
– Séminaire CDICH, habitat des séniors
– Commission d’analyse des projets BDM à Mazan
– Présentation et échanges sur la Trame verte et bleue à Montpellier dans le cadre de l’AMI
– Sensibilisation à l’urbanisme du personnel de la Direction des bâtiments du Conseil départemental
– Salon du congrès des Maires de Vaucluse à Monteux
– Accompagnement des Opérations Grands Sites (OGS) et assimilées
– Participation aux JPO des architectes, exposition Architecture XX° siècle dans le Comtat
– Participation aux JEP, Avignon
– Présentation au public du plan de gestion Espace naturel sensible des Plâtrières
– Présentation de l’aménagement d’entrée de village à Saumane-de-Vaucluse auprès de l’AEPV
– Congrès des Maires Sud PACA, stand commun avec les CAUE de la Région et intervention sur la rénovation des centres bourgs
– Visite d’un bâtiment de Corinne Vezonni avec les agents du Département
– Préparation du prochain prix départemental architecture et paysage
– Congrès des Maires Sud PACA, stand commun avec les CAUE de la Région 28 février
– Forêt Méditerranéenne et Association des Maires réunion sensibilisation des élus à la construction bois Mazan
– Stage architecture et biodiversité 21 mars à Sérignan-du-Comtat
– Rencontre des gestionnaires d’Espaces naturels sensibles
– Journée sur la reconnaissance pierres sèches UNESCO à Saumane-de-Vaucluse
– Conférence patrimoine XX° siècle à Avignon
– Visite de logements abordables Nord Vaucluse en accompagnement du Conseil départemental
– Stage enduits et badigeons Malaucène. Maisons Paysannes de France

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